06.10.2011

Les yeux jaunes des crocodiles. Katherine Pancol

Il faut que je retienne cet instant. Il faut qu'il dure encore un peu pour qu'il s'imprime dans ma mémoire. Le moment où il a cessé d'être l'homme que j'aime et qui me torture pour devenir simplement un homme, un camarade, pas encore un ami. Mesurer le temps que ça m'a pris pour que j'arrive à ce résultat. Savourer ce moment où je me détache de lui. En faire une étape. Penser à ce moment précis me donnera des forces plus tard, quand j'hésiterai, douterai, me découragérai. Il fallait qu'il parle encore un peu pour que cet instant se remplisse, devienne réel et marque un tournant dans sa vie. Une borne sur ma route. Grâce à ce moment-là, je serai plus forte et je pourrai continuer à avancer en sacha,t qu'il y a un sens, que toute la douleur que j'ai accumulée depuis qu'il est parti s'est transformée en un pas en avant, une invisible progression. Je ne suis plus la même, j'ai changé, j'ai grandit, j'ai souffert mais cela n'a pas été en vain.

05.10.2011

Les yeux jaunes des crocodiles, Katherine Pancol

La vie coule entre mes doigts. Je n'ai pas réussi à en trouver le sens. Je ne vis pas, j'aveuglette. Mal avec les autres, mal avec moi-même. J'en veux aux gens de me renvoyer cette image de moi que je n'aime pas et je m'en veux de ne pas être capable de leur en imposer une autre. Je tourne en rond sans avoir le courage de changer. Il suffit d'accepter une seule fois d'obéir aux lois des autres de vivre en conformité avec ce qu'ils pensent pour que notre âme se débine et se délite. On se résume à une apparence.

 

04.10.2011

Pier Paolo Pasolini

Tu as été l'époque la plus belle de ma vie. C'est pourquoi, non seulement je ne pourrai jamais t'oublier, mais même je t'aurai toujours constamment dans la mémoire la plus profonde, comme une raison de vie.